Au 31 décembre 2025, la CFDT comptait 641 798 adhérentes et adhérents, soit 1 167 adhérents de plus que l’année précédente, une augmentation de 0,2 %.
Longtemps considérés comme une solution d’appoint, les agents contractuels occupent désormais une place centrale dans la fonction publique.
Vous trouverez, ci-joint, la déclaration liminaire ainsi que le compte rendu du groupe de travail (GT) DGAFP du 3 Juin 2026 « Congés maladie et santé des agents publics », accompagné du document support de la DGAFP.
Jamais vraiment réglée, la question salariale se pose de nouveau.
La Direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) vient de publier une nouvelle étude consacrée aux violences subies par les agents publics dans le cadre de leur activité professionnelle.
Les résultats, issus de l’enquête « Vécu et ressenti en matière de sécurité » (VRS), confirment une réalité préoccupante : les agents de la fonction publique demeurent davantage exposés aux violences que les salariés du secteur privé.
Un agent public sur six victime d’une atteinte à la personne
En 2023, 16 % des agents publics ont déclaré avoir subi au moins une atteinte à la personne (injures, menaces, violences physiques ou sexuelles, harcèlement moral, discriminations), contre 15 % des salariés du secteur privé.
Les atteintes les plus fréquentes sont :
- les injures (7 % des agents) ;
- le harcèlement moral (4 %) ;
- les violences sexuelles ;
- les discriminations ;
- les menaces ;
- les violences physiques (2 %).
Si la situation est globalement stable dans la fonction publique par rapport à 2022, elle reste plus dégradée que dans le secteur privé.
Une violence largement liée à l’exercice des missions de service public
L’étude souligne que l’écart entre public et privé s’explique principalement par une exposition professionnelle plus importante.
Ainsi, 42 % des atteintes déclarées par les agents publics sont directement liées à leur activité professionnelle, contre seulement 32 % dans le secteur privé.
Les violences physiques, les menaces et les injures sont particulièrement liées au contexte professionnel :
- près d’une violence physique sur deux subie par un agent public a lieu dans le cadre du travail ;
- environ une menace ou une injure sur deux survient également sur le lieu de travail.
Ces chiffres illustrent la tension croissante à laquelle sont confrontés de nombreux agents au contact des usagers.
Les métiers en première ligne
Les personnels en contact avec le public sont les plus exposés.
Les policiers, militaires et pompiers apparaissent comme les professions les plus touchées, mais l’étude met également en évidence la forte exposition :
- des professions intermédiaires de la santé et du travail social ;
- des agents exerçant des missions administratives ou de sécurité ;
- de nombreux personnels assurant des missions d’accueil et de relation avec les usagers.
Dans la fonction publique, 92 % des atteintes professionnelles concernent des agents en contact avec le public.
Des publics plus vulnérables
L’étude montre également des disparités selon les profils :
- les agents âgés de 30 à 49 ans sont surreprésentés parmi les victimes ;
- les moins de 30 ans sont davantage concernés par les violences physiques et sexuelles ;
- les femmes sont particulièrement exposées aux violences sexuelles et au harcèlement moral ;
- les agents immigrés ou descendants d’immigrés sont davantage touchés par les discriminations, principalement liées à l’origine réelle ou supposée ou à la couleur de peau.
Des violences encore trop peu signalées
Malgré la gravité des situations rencontrées, la majorité des faits ne donnent lieu à aucune plainte.
Dans la fonction publique, seulement 10 % des atteintes subies dans le cadre professionnel font l’objet d’un dépôt de plainte, même si ce taux reste supérieur à celui observé dans le secteur privé (4 %).
Les violences physiques sont les plus souvent signalées : plus d’un tiers donnent lieu à une plainte. Les menaces font également plus fréquemment l’objet d’une démarche judiciaire.
Un sentiment d’insécurité préoccupant
Conséquence directe de cette exposition aux violences : le sentiment d’insécurité progresse.
En 2024 :
- 25 % des agents publics déclarent se sentir souvent ou de temps en temps en insécurité sur leur lieu de travail ;
- cette proportion n’est que de 16 % dans le secteur privé.
Le phénomène atteint des niveaux particulièrement élevés chez les policiers, militaires, pompiers et dans les métiers de la santé et du travail social.
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